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Les étapes pour sortir du samsara : Des extraits du Sūtra du Surangama, partie 1/2

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Le Sutra de Surangama est un Sutra Mahayana qui revêt une grande importance dans le Bouddhisme Zen, Chan, et le Bouddhisme de la Terre pure. Dans ce sutra, à travers la question du Vénéré Ananda sur « les étapes qui mènent à l’Éveil », le Bouddha Shakyamuni (végan) explique les lois de la causalité, ce qu’est l’illusion et les voies menant à l’illumination. Il contient des détails sur la Vénérée Bodhisattva Quan Yin (végane) expliquant ce qu’est le Courant Céleste du Son, ainsi que sur l’importance de respecter les Nobles préceptes, qui incluent de s’abstenir de tuer et de manger la chair des animaux-personnes. « Vous devez savoir que ceux qui mangent de la viande, [...] sombreront à nouveau dans l’océan amer du samsara et ne pourront pas être mes disciples. Ils s’entretueront et se dévoreront sans cesse ; alors comment pourraient-ils échapper aux trois mondes de l’existence ? » Sutra de Surangama, Section 5: L’illumination des Autres Le Seigneur Bouddha a prédit que dans l’ère de la fin du Dharma, ce sera le premier sutra à disparaître, et il conseille aussi des moyens de protéger les êtres vivants contre l’échec en cette période.

Aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous présenter des extraits de « Les trois étapes progressives pour anéantir le samsara » et « Les dix étapes de la Foi de Bodhisattva », tirés du Sûtra du Surangama traduit par Upasaka Lu K’uan Yu.

Les trois étapes progressives pour anéantir le samsara

« Quelles sont ces trois étapes progressives ? (Ce sont :) la pratique auxiliaire pour éliminer toutes les causes accessoires ; la pratique principale pour anéantir les causes fondamentales ; et la pratique progressive pour mettre fin à la croissance du karma. Quelles sont les causes accessoires ? Ananda, ces douze espèces dans le monde doivent leur existence à quatre modes d’alimentation : en mangeant, touchant, pensant à la nourriture et en en ayant conscience. Le Bouddha dit donc que tous les êtres vivants dépendent de la nourriture pour rester (dans le samsara). [...] Quelles sont les causes fondamentales ? Ananda, ces pratiquants qui souhaitent atteindre l’état de Samadhi doivent d’abord observer strictement les règles d’une vie pure afin d’éliminer la convoitise de l’esprit en s’abstenant de viande et de vin et en prenant de la nourriture cuite au lieu de la nourriture crue. Ananda, s’ils ne s’abstiennent pas de la charnalité et du meurtre, ils ne s’échapperont jamais des trois mondes de l’existence. Ils devraient considérer la luxure comme aussi dangereuse qu’un serpent venimeux et un ennemi mortel. Ils devraient commencer par observer strictement les [...] quatre interdits pour les moines et les huit pour les nonnes afin de réguler le corps, puis adhérer à la discipline de Bodhisattva pour garantir que l’esprit ne soit pas agité. S’ils observent ces préceptes, ils effaceront à jamais le karma qui conduit à la naissance et au meurtre. S’ils cessent en outre de voler, ils ne devront rien aux autres et n’auront pas de dettes à rembourser. Ceux qui respectent les règles d’une vie pure dans leur pratique du samadhi pourront voir de leurs propres yeux, sans l’aide de la vision des devas, tous les mondes dans les dix directions. Ils contempleront le Bouddha prêchant le Dharma, recevront personnellement l’enseignement sacré, acquerront le pouvoir transcendantal qui leur permettra de parcourir librement tous les mondes et obtiendront la connaissance Bouddhique de toutes les formes de leurs existences passées et de celles d’autrui, et seront ainsi à l’abri de toutes les calamités. C’est la deuxième étape de la pratique progressive. Que se passe-t-il lorsque le karma (cesse) de croître ? L’esprit de ces pratiquants qui observent les interdits, désormais libéré du désir sensuel, ne vagabondera plus à l’extérieur en quête de données sensorielles, mais reviendra vers l’(esprit) intérieur. Faute de données sensorielles causales, leurs organes, ainsi détachés des influences extérieures, se tournent vers l’unique (indivisible) auquel, puisque les six fonctions ont cessé de faire la distinction, tous les pays apparaîtront purs et immaculés. C’est comme une boule de cristal renfermant une lune éclatante. Leurs corps et leurs esprits éprouveront de la joie et un grand réconfort dans cet état d’impartialité absolue et parfaite où se manifestent la perfection ésotérique et l’absolu pur de tous les Tathagatas. Ils atteindront alors la grande patience de l’incréé et poursuivront leur progression vers la sainteté. C’est la troisième étape de la pratique progressive. »

Progression dans le développement du Bodhisattva : l’étape de la Sagesse sèche

« Ananda, ces hommes vertueux assécheront leur désir sensuel et détacheront leurs organes des données sensorielles ; ce dépérissement des causes met fin à la croissance du karma. L’esprit attaché est désormais vide et clair, n’étant plus qu’une sagesse non mélangée, parfaite et lumineuse par nature, illuminant tous les mondes dans les dix directions. Cette réalisation de la sagesse s’appelle l’étape de la sagesse sèche, car ils ont coupé leurs habitudes sensuelles mais ne sont pas encore entrés dans le courant du Dharma du Tathagata. »

Les dix étapes de la Foi de Bodhisattva

« 1. (Après avoir réalisé la sagesse sèche, si) ils utilisent leur esprit (progressif) pour scruter les profondeurs les plus intimes, l’essence parfaite et profonde (de l’esprit) se manifestera. Cet état de perfection absolue conduit à celui de l’absolu véritable, ce qui se traduit par la permanence de la foi absolue et l’éradication totale de toute pensée erronée. C’est là le Juste Milieu dans sa pureté véritable, appelé le stade de la foi de Bodhisattva. 2. Leur foi, ainsi véritablement acquise, leur assure une compréhension complète qui n’est plus entravée par les (cinq) agrégats, les (douze) portes sensorielles (ayatana) et les (dix-huit) champs sensoriels (dhatu), et englobe ainsi le passé, le présent et l’avenir. Ainsi sont mis à nu les habitudes néfastes qui ont conduit à leurs innombrables incarnations passées, dont ils peuvent désormais se souvenir dans les moindres détails. C’est ce qu’on appelle le stade du souvenir (ou de non-oubli). 3. Cette perfection absolue dans sa pureté amène (la sagesse) essentielle à transformer toutes les habitudes néfastes contractées depuis le temps sans commencement en une essence lumineuse qui continue d’avancer vers le réel et le pur. C’est ce qu’on appelle le stade du progrès zélé. 4. L’essence de l’esprit qui se manifeste désormais est la sagesse (qui détruit les ténèbres de l’ignorance). C’est ce qu’on appelle le stade de la sagesse. 5. Cette sagesse lumineuse rayonne désormais sur sa propre substance dans le calme et la profondeur, assurant ainsi l’union permanente (de la fonction et de la substance). Cela s’appelle le stade de dhyana. 6. La lumière du dhyana devient plus éclatante ; elle est désormais plus pénétrante et empêche toute rechute. C’est ce qu’on appelle le stade de la non-régression. 7. L’esprit qui progresse désormais sans heurts, préserve tous les acquis antérieurs et a conscience de tous les Tathagatas dans les dix directions. C’est le stade de la protection du Dharma. 8. La luminosité de la sagesse, ainsi préservée et renforcée, peut désormais, grâce à son pouvoir transcendant, refléter la lumière de la compassion du Bouddha et ainsi demeurer au sein de Son (corps), à l’instar de deux miroirs brillants se faisant face et se reflétant l’un l’autre à l’infini. C’est le stade des pouvoirs de réflexion. 9. La lumière de l’esprit se tourne alors vers l’intérieur et s’unit pour toujours à la pureté absolue et inégalée du Bouddha (intérieur), reposant ainsi dans l’état non-rétrogressif de la non-action transcendantale (wu wei). C’est ce qu’on appelle le stade de la discipline (sila) inébranlable. 10. Un grand réconfort découle de ce repos dans la discipline, qui permet à l’esprit de vagabonder à sa guise partout dans les dix directions. C’est ce qu’on appelle le stade de l’esprit (de haute) résolution. »
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